Nouvelle édition du manuel scolaire "Histoire de Monaco"

Publié le par Agach occitan

Per los que vorran saber de causas sus l'istòria dal Principat, vaicite la novela edicion dal 2010 dal manual escolari "Histoire de Monaco", edicions Educacion nacionala monegasca, disponible despí aquela setmana en librarias.
La part consagraa a la lenga es ben corteta e eluda la question dal "patoas monegasco", lo moneguier, etc. Mas es ver que quasi plus degun parla ni l'un, ni l'autre... en defòra de ce que fa lo "Cumitau de Tradiçiue munegasche".

Es ben de lo completar per d'obratges (dispos per la FNAC) coma :

- « Reflets d’un siècle de vie publique monégasque »Guillot Felicitas, SERRE éditeur, dal 2010, PVP : 28,00 €

- « L'identité monégasque », G. Marangoni-Navello, éditions Marangoni-Navello, mars dal 2007 PVP : 14,16 €

- « Monaco, une monocratie démocratique » Bernard Vatrican, éd. Vatrican, decembre dal 2007 PVP : 15 €

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http://www.monacohebdo.mc/1707-monaco-face-a-son-histoire

Le dernier manuel scolaire traitant de l’histoire de Monaco datait de 1986. Il était temps qu’un nouvel ouvrage analyse les différentes périodes de la Principauté, avec comme postulat : l’objectivité.

De la grotte des jardins Saint Martin occupée par l’homme préhistorique, à “Monoïkos, ville de ligystique” ou Ligurie décrite par un grec vers 550-475 avant JC, en passant par la traversée de la ville par César en -50 avant JC… l’histoire de Monaco ne date pas d’hier. Et c’est l’objectif du manuel d’histoire monégasque version 2010 et de son DVD, de guider les élèves de 6ème à la terminale, dans la lecture de leur passé.
Au fil des pages, on égrène l’Histoire avec un grand H de la Principauté. Au IVème siècle, Portus Herculis Monoeci devient une terre d’accueil pour le christianisme persécuté en recueillant le corps d’une jeune chrétienne martyrisée en Corse : Dévote. Après la chute de l’empire romain, le Moyen âge est décisif pour le Rocher avec l’apparition du premier et du plus célèbre des Grimaldi : François surnommé la Mazia ou la Malizia ! Certainement en référence à la ruse la plus célèbre de la cité-Etat : François déguisé sous l’habit des frères mineurs entra dans la cité, tua les gardes et fortifia les deux châteaux ; Monaco (moine en italien) est né ! La cité traverse les siècles au gré d’alliances plus ou moins heureuses, et l’ouvrage mentionne Machiavel qui l’a visitée en 1511 et la cite dans son ouvrage L’art de la guerre comme forteresse devant sa « force à la nature ». Après les fastes de la vie de cour vient le temps de la terreur et des difficultés, mais les princes de Monaco gardent la barre et mènent leur territoire jusqu’à l’orée du XXème siècle ; une époque qui alterne moments d’euphorie, avec la création de Monte-Carlo et périodes plus troubles, avec les révoltes des Monégasques contre leurs princes au début du XXème siècle et les guerres mondiales. Le manuel rappelle ainsi aussi bien « la pratique du pouvoir proche du despotisme éclairé d’Albert Ier », que la faillite de la banque des métaux précieux, la crise politique avec De Gaulle ou encore la suspension de la constitution par Rainier III en 1959. 100 années sur lesquelles l’auteur de ce manuel, Thomas Fouilleron, 35 ans, docteur en histoire et professeur au Lycée Albert Ier, revient avec forces détails, en terminant par l’avènement du Prince Albert II.

Evolution nécessaire

Ce manuel est la conséquence logique de trois événements. D’une part, la disparition du Prince Rainier III il y a quelques années permet d’avoir désormais un regard historique sur son règne. Ensuite, l’évolution des méthodes d’enseignement avec le recours de plus en plus important aux documents, pour une transmission des savoirs plus concrète et plus vivante ; le livre recèle 2/3 de documents iconographiques, textes ou audiovisuels ; et le 1/3 restant est composé d’un texte de synthèse mettant en perspective les documents.
Enfin, la loi de 2007 sur l’éducation a réaffirmé l’obligation de l’enseignement de l’histoire de Monaco : 15 heures annuelles d’enseignement au collège, 10 heures au lycée.
Pour l’auteur, « Monaco ne doit pas être un appendice des cours généraux d’histoire mais une partie intégrante. On pourra évoquer l’art Roman avec la chapelle Saint Nicolas, la révolution française à travers l’annexion de la Principauté par la France en 1793,… pour un enseignement transversal et une ambition affichée : faire de l’histoire de Monaco au-delà des heures imparties ».

Pari de la transparence

L’auteur revendique une audace, un pari de la transparence et de l’objectivité souhaité dès la commande. Et de rappeler : « Certains penseront que la vérité est dangereuse ; moins sans doute que l’ellipse des faits de notoriété publique qui tendent à faire naître ou à entretenir une légende noire de la Principauté, car l’omission alimente toujours les fantasmes ». Notamment en ce qui concerne la période de la seconde guerre mondiale. Au final, 16 pages traitent de ce sujet (303 à 319), ce qui peut paraître peu. Thomas Fouilleron, lui, trouve « qu’il y a dans le livre, une vision équilibrée de toutes les périodes, un regard d’historien sans aucun tabou ». Le livre évoque ainsi les déportations des juifs ainsi que l’ordonnance souveraine de mai 2008 promulguée par Albert II, créant la commission chargée de recenser et de dédommager les victimes de spoliation à Monaco durant le second conflit mondial. « Ni manichéen, ni officiel, cet ouvrage fait bouger les lignes », affirme l’auteur.
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