Occitanie et crise économique

Publié le par Agach occitan

 

- Une des bases du fontanisme qui consiste à chercher une solution au problème de la lutte des classes => est ce que cette notion est encore d'actualité ? A mon avis oui, tant qu'on parlera d'ascension sociale (on parle moins de descension sociale), tant qu'il y aura des groupes de pressions, des groupes intellectuels, ce sera le cas. Je pense que c'est le propre de l'homme qui a besoin de s'organiser en société : sous l'ancien régime avec les corporations, le tiers états, etc., sous la révolution/empires avec les politiques, les militaires, etc., sous la république avec les grands groupes économiques, les politiques, etc. Sur Mars y en aura t il sûrement...

 

- La critique occitaniste du ruralisme mistralien. Nous nous sommes trop éloignés des seuls qui parlaient encore la langue (et qui possédaient les terres) au nom de la prise en compte des réalités urbaines et nous avons tout perdu d'un côté sans rien gagner de l'autre => je pense que c'est vrai, il faut rééquilibrer entre poids occitaniste urbain et occitaniste rural. C'est peut-être comprendre le problème du retard de l'émergence occitane en nord Occitanie (moins urbanisée qu'en sud Occitanie).


- Imaginer un réaménagement de l'espace occitan déménagé par l'impérialisme français

- Etudier les rapports en Allemagne, Italie, etc. entre le maintien de l'agriculture et la vitalité de l'artisanat et des PME. En ce qui concerne l'oléiculture (ça concerne l'occitanie méditerranéenne), sa sauvegarde en Italie a permis la prospérité de toutes les micro-industries liées à la récolte, la conservation, la trituration, la salaison. => Dans le sud-ouest la gastronomie : foie-gras, etc. ? Dans le centre : roquefort, laguiole, etc. ? Pour les autres aires agriculturelles de l'occitanie, il faudrait voir. Auvergne : Michelin ?, Alpes : eau, bois, pierre ?


- En liaison avec ce point, il nous faut rechercher, non seulement quelles pourraient être pour l'Occitanie les activités exportatrices, mais encore lesquelles nous permettraient de limiter nos importations, la balance du commerce extérieur pouvant s'équilibrer dans un sens ou dans un autre, ce dont aucun économiste français ne parle jamais => qui serait compétent pour nous aider ?

- On peut voir synthétiquement comment le Fonds national juif (FNJ) ou Keren Kayemeth LeIsrael (KKL), a racheté les terres : sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_national_juif

Pourquoi pas un "Fonds national occitan". En espérant qu'il y ait de l'écho dans la société occitane (individualisme ou pas). Communiquer avec des slogans comme "La Terre ne sera pas bradée car c'est ma Terre", "Notre langue ne sera pas bradée, car c'est ma langue", etc. ça répond aux questions -à la réalité- d'encore beaucoup d'occitans (donc Jean-Marc), là il y a de l'écho. Dans les familles je crois qu'avoir son bout de terrain, même si on n'a plus les temps de les cultiver, on entretien toujours un peu (économie du bois, champignons, etc), ça reste important

 

- Analyser le code rural français ainsi que la loi littoral et surtout la loi montagne pour y trouver des moyens d'action légaux => spécialiste pour nous aider ?


- Un projet plus ambitieux - et qui dépasse le seul un parti occitan - serait de constituer une banque occitane capable de financer les investissements => ça c'est après. Même s'il existe déjà -mais de nom pas d'esprit- une "Banque populaire occitane" (antenne BP Midi Pyrénées).

En Corse avec "Femu qui", Bretagne ils ont quelque chose de similaire (ou plus loin déjà dans la logique)

Publié dans Reflexion

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